samedi 8 août 2026

Leadership: qu'une organisation prospère ou se meurt dépend de la seule volonté de son leader!

 




À ce propos, le célèbre Deming n'a-t-il pas déclaré  que "the worker is not the Problem. The Problem  is at the top!"

Traduction: "ce n'est pas l'employé le problème mais plutôt le sommet" 

Qu'il s'agisse d'un pays, d'une région, d'un village, d'un ministère, d'une direction ou autre; tout dépend du leader.  Je m'explique. 

Prenons l'exemple d'un leader fraichement nommé à la tête d'une entité regroupant des hommes et des femmes sensés oeuvrer ensemble vers l'atteinte d'objectifs communs; ce dernier  réussira s'il passe son baptême de feu de manière optimale. 

Ce baptême là équivaut à la première rencontre formelle avec les équipes de l'organisation. 

Les caractéristiques d'une rencontre réussie de ce type sont, en règle générale, les suivantes: 

- Offrir, dans la mesure du possible, l'opportunité à chacun de se présenter, et de dire quel est son rôle et celui de l'équipe qu'il dirige

-Prendre la parole pour expliquer la vision qui entoure le magistère qui commence, les valeurs et principes que l'on souhaite imprimer à l'action collective, l'expression d'une série de decisions claires, importantes, et souvent orientées vers la résolution de problèmes connus de tous, et par la même occasion, la communication de ce qui est acceptable et inacceptable.

-Prendre la parole pour affirmer de manière constructive son leadership, tout en appelant de ses voeux, la collaboration et le soutien de toutes et de tous, sans lequel aucun succès n'est possible.  

La prospérité d'une organisation est tributaire de la bonne foi du leader qui oeuvre à sa tête. Cette bonne foi se caractérise par la volonté exprimée de bien faire, suivie de décisions et d'actes concrets allant dans le sens de la parole donnée. 

Les anglo-saxons appellent cela "true leaders walk the talk." Dire ce que l'on fait, faire ce que l'on dit. 

Le leader qui veut réussir, doit travailler dès les premiers instants de sa prise de fonctions, à établir des liens d'appartenance entre lui ses équipes et les membres des équipes eux-même. En anglais, on appelle cela "building belonging cues," ce qui permet aux uns et aux autres de se sentir en sécurité. 

Lorsque le leader, dès sa première communication dit à ses équipes : "sans vous, je ne peux réussir ma mission" il fait l'aveux d'une vulnérabilité constructive qui envoie un sentiment de sécurité à ses collaborateurs lesquels  instinctivement déployer un degré d'engagement transformateur au sein de l'organisation. 

C'est la raison pour laquelle le leader doit soigner ses premiers mots. Il doit trouver le message fédérateur, emplit d'émotion, qui va avoir pour effet de susciter l'adhésion de tous ses collaborateurs. Dès le début, le leader doit avoir pour ambition d'engager le monde à oeuvrer de manière constructive, sur le long terme.

Dans ses mémoires, Tidjane Thiam, ancien CEO de la compagnie d'assurance Prudential, nous raconte le récit détaillé des conditions de recrutement qui sont à l'origine de sa carrière au Royaume-Uni. 

Il nous décrit les caractéristiques de Richard Harvey, le CEO d'Aviva, qui le recrute et lui ouvre les portes de la City de Londres.  Un CEO somme-toute humain, empathique, qui a un style de management qui fait de l'équilibre travail famille de ses collaborateurs une priorité absolue. "A man with manners/ Un homme aux bonnes manières" nous dit-il de lui. "

Pas d'heures supplémentaires. Tout le monde quitte le bureau aux heures normales. Tidjane Thiam qui avait, les premiers six mois laissé femmes et enfants à paris, pouvait quitter Londres en milieu de journée, dans l'eurostar, pour aller rejoindre les siens. 

En revanche, un leader "toxique" tue l'âme de l'organisation qu'il dirige. Quelles sont les principales caractéristiques d'un leader toxique?

Un leader toxique est celui-ci qui par ses propos, fait montre de mépris à l'endroit des collaborateurs sous son aile. Il tient un langage de division et non de rassemblement. Ou pire, il tient un langage de rassemblement et agit dans le sens de la division. 

Un leader toxique est celui qui divise ses équipes pour régner. C'est un leader qui fait le contraire de ce qu'il dit. 

Un leader toxique qui nuit aux intérêts de l'organisation qu'il dirige, est ce lui qui se sert en premier en lieu et place de veiller aux intérêts de ses administrés. C'est un leader qui fait tout le contraire de la thèse que défend le grand conférencier Simon Sinek dans son ouvrage "leaders eat last" traduction : "les leaders mangent les derniers" une tradition managériale à l'oeuvre au sein du corps des marines américains. 

Bref, chers leaders, ayons l'ambition, lorsque des responsabilités nous sont confiées, de bien agir, de bien faire de manière à laisser des traces constructives derrière nous. C'est cela l'intégrité qui doit guider notre action. 

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